25 octobre 2018 Ivan Sarto

Les plus belles images du sport

SPORTEL Awards 2018Comme chaque année, la Cérémonie des SPORTEL Awards, en marge du premier marché du sport et des médias, récompense les auteurs des plus belles séquences filmées ou illustrées du sport. Sous le Haut Patronage de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, les membres du jury, personnalités historiques du sport, remettent aux lauréats les trophées des “Podiums d’or Georges Bertellotti” aux meilleurs réalisateurs et producteurs.

Nouveauté cette année, le Prix de la Légende, récompensant une carrière emblématique. Quelques semaines seulement après la Coupe du Monde de Football, le choix de Didier Deschamps n’a pas eu de mal à faire l’unanimité. Il est l’un des trois hommes, avec le Brésilien Mario Zagakllo et l’Allemand Franz Beckenbauer (le deuxième après ce dernier en tant que capitaine), à avoir soulevé le trophée en tant que joueur puis sélectionneur.

Un autre champion du monde 1998 a été récompensé cette année en la personne de Bixente Lizarazu. L’arrière défensif basque se révèle très bon auteur, il reçoit le Prix de l’Autobiographie pour “Mes prolongations” (éditions du Seuil), où il raconte notamment la difficulté de la reconversion après avoir connu le firmament sportif.

Dans le vent de la victoire des Bleus, le jury a remis le Prix de la découverte à Théo Schuster et Emmanuel Le Ber pour leur documentaire en immersion dans les coulisses de la victoire de l’équipe de France,  « Les Bleus 2018, au coeur de l’épopée russe”.

Les SPORTEL Awards sont non seulement l’occasion d’applaudir des images spectaculaires  des sports, mais également de découvrir des disciplines inédites. C’est le cas du Prix du ralenti, récompensant “Cowboy down”, de Chris Bryan, splendide hymne à l’équilibre impossible des cavaliers australiens de rodeo, défiant les lois de la pesanteur face à l’expression la plus sauvage de la liberté animale.

Le Prix de la promotion d’un programme a scotché l’assistance au siège en rendant hommage aux prouesses impossibles des voltigeurs aériens dans “Rampage final 2017”, de Björn Minier (Red Bull Media House).

Les films publicitaires sont des créations à part entière, en particulier quand le sport les inspire. Le Prix de la publicité a fait la part belle à l’humour British cette année grâce à “The Sun : office knockabout”, d’Andy Lambert (Pulse Creative London), où les collaborateurs du tabloïd sont pris d’un accès de folie en se livrant à un match de foot totalement improvisé, donc forcément déjanté  et jouissif, dans l’open space de la rédaction.

Les SPORTEL Awards font la part belle aux nouvelles technologies et aux nouveaux modes de diffusion. Le Prix du second écran revient ainsi à “Championnats européens”, par Livelike et Eurovision. Et le Prix de l’innovation revient au clip “Speechless” d’Olympic Channel, montage original et musical de séquences d’interviews réjouissantes de victoires.

Emmené par Linford Christie, légendaire sprinter britannique, premier européen à avoir franchi la barre symbolique des 10 secondes au cent mètres, le jury a remis son prix éponyme au très tendre “Coupe du monde 2018 – Zevzda Park, de Mark Ruberg” (Fox Sports), où le foot redonne confiance à des jeunes moscovites atteints de handicap.

Une cause humaine à laquelle la compétition est attachée, également à travers la remise du Prix du documentaire Peace and Sport, qui récompense “Fighting for life”, de Jamillah van der Hulst (Jaja Film Productions). Le documentaire illustre le travail de réinsertion de détenus par le “noble art”, la boxe anglaise.

Enfin, le Grand prix du Comité Internationale Olympique revient à “When they knew”, de Netta-Lee Lax (NBC), juxtaposition des sourires, des hurlements et des larmes de bonheur des athlètes de Peong Yang pour les Jeux Olympiques d’Hiver en Chine, après leurs victoires d’épreuves.

Les SPORTEL Awards n’oublient pas d’accorder une place importante au livre, grâce au traditionnel Prix Renaud de Laborderie. Le jury littéraire est présidé cette année par l’explorateur des pôles Jean-Louis Etienne. L’ancien patron du musée océanographique de Monaco, qui prépare d’ailleurs Polar Pod, une nouvelle expédition en Antarctique, a remis le prix du meilleur ouvrage d’illustration de sport à “100 Marins” (Editions Paulsen), dressant le portrait de cent navigateurs, à travers la plume d’écrivains.